152 coureurs au départ de cette 9ème édition des 100km de Saint Nazaire les Eymes dans l’Isère organisée par le Club de Jogging de Saint Nazaire..

17 étrangers avaient fait le déplacement en provenance d’Italie, de Suisse, d’Allemagne et pour la première fois sur cette épreuve d’Espagne,

 

Au fil de années cette épreuve se caractérise par un mélange réussi entre des spécialistes qui viennent rechercher sur ce parcours rapide des bonnes sensations pour entamer la saison et d’autres coureurs qui chacun à leur niveau et pour certains d’entre eux pour la première fois sur cette distance, viennent confirmer les efforts consentis à l’entrainement.

 

Le plateau masculin avait donc une nouvelle fois fière allure avec la présence de Jean-Jacques Moros, vainqueur des 2 dernières éditions, de Jean-Marie Géhin, champion de France de la spécialité en 2000 et champion du monde par équipes en 2001, d’Emmanuel Conraux champion de France des 24h en 2004 et de nombreux spécialistes de l’ultra endurance.

 

Dès le début de course, 2 coureurs prirent le commandement de la course sur des bases très rapides (moins de 8heures). Bruno Caboche, spécialiste du marathon et qui tentait son premier 100km, devançait de moins de 2 minutes Stéphane Colomina pendant la première moitié de la course.

Si le premier du s’arrêter car n’ayant pas dans les jambes la distance, le second du son arrêt à une douleur au genou survenu après plus de 60km alors qu’il était dans les temps de passage qu’il s’était fixé et avait encore une fière allure à ce moment de la course.

 

Ces 2 abandons laissez alors le champ libre à Jean-Marie Géhin surtout que Jean-Jacques Moros en troisième position à ce moment de la course devait aussi s’arrêter, une blessure en début de saison et qui avait rendu sa participation incertaine, ne lui permettait pas de défendre son titre sans risquer de voir réapparaître sa blessure et compromettre la suite de sa saison.

 

Le Vosgien, qui a un record en 6h37, devait malgré tout puiser dans ses réserves pour boucler ce premier 100km de la saison en 7h13’03’’.

 

Derrière à plus de 30minutes, Emmanuel Conraux auteur d’une course très régulière comme à son habitude, s’emparait donc de la deuxième place qu’il conserva jusque la ligne d’arrivée atteint en 7h49’48’’.

Il était suivi par Albert Vallée, dernièrement second du Raid Sahara et sélectionné pour la Badwater qui terminait en 7h56’57’’ et Pascal Pelardy auteur d’une belle remontée et qui finissait en 8h00.

 

Chez les 13 féminines engagés, la course devait se disputer entre Anny Floris, championne de France en 2000 et Anke Drescher, membre de l’équipe d’Allemagne et qui disputait pour la 4ème année consécutive cette épreuve qu’elle a remportée en 2002 et 2003, se classant 2ème en 2004.

Dès le départ la championne de France pris l’avantage sur sa collègue allemande et régulièrement prenait un peu plus ses distances pour posséder en fin d’épreuve 11 minutes d’avance. Elle terminait dans un bon temps de 8h51’05’’.

 

Les coureurs ont rencontrés des conditions météorologiques assez fraîches le matin (-2°) qui allaient au fil des heures se réchauffer pour atteindre en cours d’après-midi environ 14° sous un beau soleil qui laissait admirer les magnifiques chaînes enneigés de Belledonne et de Chartreuse.

En définitif ce sont 103 coureurs qui bouclaient ce 100 km, en 13h47’. Le nombre d’abandons significatif ainsi que des temps chronométriques en dessous de certaines prévisions personnelles étaient, au dire des coureurs, principalement liés à des conditions climatiques difficiles rencontrés par les coureurs dans les semaines précédents l’épreuve et qui ne leur ont pas permis de mener à bien leur entraînement.

 

Lors de la remise des pris, les coureurs étaient unanimes pour reconnaître le sérieux et le dynamisme des 80 bénévoles regroupés autour de Michèle Flamand et Michel Queste, les deux organisateurs. Ils soulignaient l’originalité du parrainage mis en place sur cette épreuve entre les coureurs et les jeunes de l’école d’athlétisme du club et des écoles et qui permettaient à certains coureurs de trouver des forces insoupçonnées pour boucler le parcours.